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Laurent Lamothe officiellement Premier ministre

par webmaster on 15 Mai, 2012 14:16:53

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La séance de ratification de l'énoncé de la politique générale du Premier ministre Laurent Lamothe s'est tenue le lundi 14 mai 2012 après son report vendredi dernier. Pour une fois, les députés se sont réunis dès 10 h a.m. pour voter le projet de loi sur les banques et autres institutions financières, approuver le rapport de la commission enquêtant sur le cas des quatre députés qui n'arrivent toujours pas à siéger au Parlement, et enfin, ratifier l'énoncé de la politique générale de Laurent Lamothe.

Cette séance, lquelle met un terme à la première session ordinaire de l'année législative, s'est déroulée au nouveau bâtiment transitoire du Parlement construit par l'USAID au bord de mer. Comme il l'a fait la semaine dernière au Sénat, Laurent Lamothe a lu à la Chambre basse pendant des heures la déclaration de sa politique générale basée sur les cinq E du président Michel Martelly qui sont : Économie et Emploi, Éducation, Énergie, État de droit et Environnement.

Un ensemble de projets sont annoncés dans chacun de ces domaines par le nouveau chef de gouvernement en vue d'améliorer les conditions de vie de la population haïtienne. Le programme du gouvernement Lamothe met l'emphase sur l'investissement, la bonne gouvernance, la gestion rationnelle des ressources de l'Etat, la liberté d'expression et d'association, l'organisation d'élections honnêtes à intervalle régulier... « Nous serons à la hauteur de la tâche qui nous est confiée », a promis Laurent Lamothe en s'engageant à transformer le pays en un véritable chantier.

Contrairement au Sénat, Laurent Lomothe s'est présenté à la Chambre basse avec son cabinet au grand complet. Ralph Théano, le ministre chargé des relations avec le Parlement décrié récemment par certains députés, en fait partie. L'ancien sénateur Kély C. Bastien annoncé comme ministre de l'Environnement en est le grand absent. Par contre, l'ancien président de l'Assemblée nationale, Jean Rodolphe Joazile, occupe le poste de ministre de la Défense au sein du gouvernement. Quatre ministres du gouvernement précédent, dont les noms ne figuraient pas sur la première liste, sont repêchés. Il s'agit de Daniel Supplice, Wilson Laleau, Joseph Ronald Toussaint et René Roosevelt. Le ministère chargé de la Promotion de la paysannerie, à peine créé, complète le cabinet ministériel fort de 22 ministères.


Des questions sans réponse

Comme c'est toujours le cas, chaque député, au cours des débats, a cherché à obtenir du Premier ministre la garantie pour la construction d'un pont, d'une école, d'un tronçon de route, d'un marché public, pour l'électricité ou d'autres infrastructures dans sa circonscription. La plupart se sont cependant distingués en interrogeant le successeur officiel de Garry Conille sur des sujets d'intérêt national. « Vous annoncez beaucoup de projets, mais où allez-vous trouver les ressources pour les exécuter ? », s'est interrogé le député de Gros-Morne, Fritz Chéry.

« Les ressources sont là », croit dur comme fer Laurent Lamothe. « Nous perdons 4 à 5 millions de dollars chaque année à la frontière à cause de la contrebande, a-t-il dénoncé. Il nous faut une meilleure surveillance à la frontière. » A côté du fonds de Petrocaribe, la pression fiscale est l'autre mesure envisagée par Laurent Lamothe en vue de trouver de l'argent pour exécuter son programme. « Seulement 3% de la population paie ses taxes », a précisé celui qu'on accuse de se mettre en règle avec le fisc seulement après sa nomination au poste de Premier ministre en mars dernier.

D'autres sujets d'intérêt national ont été soulevés par le député Jean René Lochard. Il s'agit de l'amélioration des conditions de travail des policiers, de la gestion du morne l'Hôpital qui représente aujourd'hui une épée de Damoclès sur la tête d'une bonne partie de la population de Port-au-Prince et la réglementation du secteur des ONG. « Comment pouvez-vous nous assurer que les prochaines élections législatives et locales seront honnêtes et transparentes ? », a demandé, pour sa part, le député Benoît Laguerre en rappelant le climat de fraude et de désordre dans lequel les élections se tiennent généralement dans le pays.

« Je promets que les prochaines élections se tiendront avant la fin de l'année », s'est contenté de répondre Laurent Lamothe avant de présenter le vote électronique comme le seul moyen pouvant permettre à l'organisme électoral de publier les résultats des élections après vingt-quatre heures du déroulement des joutes comme le souhaite le député Laguerre. « Il y a des pourparlers qui sont engagés avec des pays comme le Brésil à ce sujet », a-t-il informé, ajoutant que c'est le vote populaire qui doit déterminer les gagnants dans les élections, non pas les contacts des candidats.

La poursuite des audits sur les contrats suspects passés entre le gouvernement Bellerive et des firmes dominicaines pendant la période d'urgence, la publication de la version amendée de la Constitution et l'installation du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) ont été aussi dans les débats. « La publication de la version amendée de la Constitution est la prérogative du président de la République », a répondu Laurent Lamothe au député Emmanuel Fritz Gérald Bourjolly qui a agité la question. Ce dernier avait pété les plombs lors de la séance de ratification du choix de Laurent Lamothe à la Chambre basse en dénonçant certains de ses collègues qui auraient accepté de monnayer leur vote.

Concernant la question des contrats, laquelle, selon toute évidence, a causé la chute de Garry Conille, M. Lamothe promet de ne pas interrompre le travail de la commission d'enquête créée par son prédécesseur. « Le président Michel Martelly n'a rien à voir avec ces contrats passés pendant la période d'urgence », a souligné Lamothe, qui a choisi de passer à pieds joints sur les questions jugées, sans doute, embarrassantes. Il pouvait se le permettre, car chaque député n'avait que trois minutes pour intervenir sans possibilité de revenir sur le podium sauf pour une motion d'ordre.

Pressé de fermer la session, le président du bureau, Levaillant Louis Jeune, a décidé d'ignorer la demande de beaucoup de députés de prendre la parole. Le représentant de Saint-Michel/Marmelade à la Chambre des députés, Patrick Joseph, qui s'est abstenu au vote en est un. « Il n'y a pas eu assez de débats sur la politique générale du Premier ministre Laurent Lamothe, a-t-il regretté. L'énoncé de la politique générale contient beaucoup de promesses, mais je ne vois pas encore les moyens de les réaliser. Dommage que je n'ai pas eu l'opportunité de participer aux débats. »

Laurent Lamothe, à l'issue du vote, a remercié l'Assemblée des députés pour la confiance placée en lui. Il a promis de travailler avec tous les députés en vue de faire atterrir son programme de gouvernement.

Jean Pharès Jérôme
Yvince Hilaire


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