Le séisme qui s’est produit en Haïti a fait de nombreuses victimes de diverses nationalités, de multiples institutions. L’Organisation des Nations Unies (ONU) n’a pas été épargnée. L’on peut même affirmer que l’organisation onusienne a été l’une des institutions les plus durement touchées par ce drame. En effet, le séisme qui frappa le 12 janvier dernier Haïti emporta avec lui 101 employés, civils, militaires et de police de l’ONU.
Ce mardi 9 mars, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, leur a rendu un hommage à New York, siège de l’organisation.
« Ces femmes et hommes étaient des nôtres. Ils étaient notre famille. Ils partageaient une conviction commune, une croyance dans un avenir meilleur pour le peuple d'Haïti, et la décision commune de les aider à le construire », a déclaré le patron de l’ONU.
Ban Ki-Moon considère ces victimes comme les « 101 héros ». En des termes émouvants, il confie : « nous ne pourrons oublier le dernier courriel, la dernière conversation, le dernier repas, le dernier au revoir ».
Ban Ki-Moon n’a pas été le seul à se prononcer au cours de cette cérémonie. Le président de l'Assemblée générale de l'ONU, Ali Treki et le représentant permanent d'Haïti auprès des Nations Unies, Léo Mérorès se sont aussi exprimés. D’autres n’ont pas hésité à donner libre cours à leur talent de poète pour montrer leur compassion. Ce fut le cas de Antonio Petro Monteiro Lima, représentant permanent du Cap-Vert auprès des Nations Unies, qui dans un poème intitulé Haïti « chérie » a ému l’assistance.